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3 questions à Enying ATEBA sur l’hypnose périnatale

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Qu’est-ce que l’hypnose périnatale ?

L’hypnose périnatale est issue de l’hypnose éricksonienne. C’est une préparation psychologique et émotionnelle qui repose sur de la relaxation physique et mentale, des visualisations, des suggestions positives et des métaphores spécialement conçues pour l’état de grossesse, l’accouchement et également pour faciliter la procréation.

Source de profonds changements, la grossesse est une période particulière dans la vie d’une femme. Le corps se transforme, les émotions et les relations se modifient. Beaucoup de joie, d’attente et d’espoir cohabitent parfois avec des peurs, des doutes et des blessures non guéries. Pour faciliter le vécu de cette aventure humaine tant sur le plan émotionnel que physique, l’hypnose périnatale se révèle être un outil privilégié pour les futures mamans et trouve naturellement sa place en obstétrique, du désir de grossesse au post-partum.

L’état modifié de conscience induit durant les séances d’hypnose et lors des entrainements chez soi en auto-hypnose favorise l’accès aux ressources intérieures de la future maman, facilite la communication avec son enfant in utéro, permet de vivre la grossesse le plus sereinement possible et d’appréhender positivement l’accouchement.

Comment cela se passe- t- il en pratique ?

Le suivi en hypnose périnatale commence à partir du 5ème mois de grossesse et peut se faire plus tôt si la maman en ressent le besoin ; en particulier quand elle vient soutenir un projet de procréation.

L’accompagnement de la grossesse se décompose en cinq séances espacées de plusieurs semaines. Un livret de suivi et un ensemble de trois audios vous seront remis pour que vous puissiez continuer de vous entraîner à la maison.

Ces trois audios sont trois séances d’auto-hypnose sur les thèmes suivants :

  • La relaxation : pour vous aider à vous relaxer totalement, à créer un bien-être.

  • La grossesse : pour vous aider à bien vivre votre grossesse

  • L’accouchement : pour vous aider à gérer la douleur et à anticiper positivement l’accouchement.

Quels sont ses bienfaits ?

Pendant la grossesse :

  • Communiquer avec votre Bébé in utéro

  • Soulager les maux de la grossesse nausées, vomissements, brûlures d’estomac, troubles du sommeil, anxiété et stress

  • Renforcer la confiance en soi et en ses capacités à enfanter et à être mère

  • Dépasser les peurs et apprendre à agir mentalement sur les douleurs

  • Apprendre à se relaxer et à gérer ses émotions

  • Etre à l’écoute de ses besoins et de son intuition

  • Préparer et visualiser positivement la grossesse et l’accouchement

Pendant l’accouchement :

  • Permet une meilleure gestion de la douleur (hypno analgésie qui donne la possibilité de vivre un accouchement physiologique)

  • Favorise l’ouverture du col et diminue le temps de travail

  • Diminue le risque d’intervention instrumentale et médicamenteuse

Si une césarienne est envisagée:

Acte médical programmé ou d’urgence, la césarienne peut être mal vécue par certaines femmes. L’hypnose périnatale permet d’accepter la décision et l’acte médical, d’appréhender cet événement en se débarrassant de fausses croyances et d’éventuelles culpabilités grâce à une visualisation positive de la naissance. L’accompagnement en hypnose ericksonienne permet également de dépasser les peurs liées à l’acte chirurgical et de les laisser derrière soi le jour J.

Après l’Accouchement :

  • Anticiper et gérer les changements hormonaux, les transformations du corps, les nouvelles relations au sein du couple et de la famille

  • Favoriser l’allaitement

  • Faire confiance à ses aptitudes et à ses capacités à être mère

  • Apprendre à se ménager, se reposer, récupérer

  • Retrouver le désir et une sexualité épanouie

Il est également possible de revenir en hypnose ericksonienne sur un accouchement mal vécu par la maman afin de lui permettre de libérer les émotions négatives et les traumas engendrés par cet événement et de se réapproprier différemment son accouchement.

En cas de troubles de la fertilité

Les difficultés de conception peuvent avoir des causes multiples. Elles sont aujourd’hui prises en charge par les services de Procréation Médicalement Assistée. L’accompagnement des femmes ayant opté pour ce parcours avec l’hypnose périnatale permet de :

  • Dépasser la déception et/ou la culpabilité de ne pas être enceinte «spontanément»

  • Accepter et vivre les techniques de procréation médicalement assistée

  • Dédramatiser la prise en charge médicalisée et vivre au mieux les procédures (examens, prises de sang, piqûres, etc.)

  • Gérer les difficultés physiques et psychologiques liées au contexte et aux traitements

  • Transformer l’impatience en une attente plus sereine et confiante

  • Préparer et visualiser positivement la future grossesse

 

Pour contacter Enying ATEBA: http://www.hypnoetcoach.com/

Propos recueillis par Hadda Djeribi

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Anick Rosas travaille avec les enfants et ados hyper sensibles ou en échec scolaire

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Comment travailles-tu avec ceux qui sont réticents aux apprentissages scolaires ?

enfantLes apprentissages à l’école procèdent trop souvent de l’extérieur, de la hiérarchie, du savoir livresque, standardisé. Ils ne font pas appel aux singularités de chacun, à l’intériorité. Déjà, (je n’ai rien inventé), je reconnais l’enfant comme un être unique et nous évoquons ses aspirations, des motivations, des rêves, ses talents. Je l’encourage à faire le lien entre plusieurs matières. je respecte leurs différences comme autant de richesses. je les invite à oser être eux même, à accepter leurs intuitions, leur sensibilité, leur humour, à se connecter à leurs corps, à leur cœur. Pour bien vivre en société, il faut être en accord avec soi-même. Le développement personnel n’est pas réservé aux adultes. .

Avec quels outils ?

Je valorise la créativité afin de les préparer à vivre leur vie de façon autonome, à inventer différentes solutions. Jusqu’à 6 ans, l’enfant est très curieux du monde qui l’entoure. Son imagination l’aide à trouver des réponses à ses questions. Lorsqu’il s’amuse à « faire semblant », il active ses compétences sociales, lorsqu’il joue à la poupée, il active son empathie, lorsqu’il joue au héros, il développe sa confiance. Après 6 ans, s’il a un peu perdu sa spontanéité, le jeu permet à l’enfant de renouer avec le plaisir et donc avec l’apprentissage : on apprend mieux quand on s’amuse. Chaque jeu a son utilité et en les combinant l’on multiplie leur efficacité. En plus d’entraîner l’attention, la concentration et la mémoire, par exemple par la méditation, nous pouvons aussi entraîner le cerveau à développer du bien-être. En groupe, le jeu contribue au sentiment d’appartenance, à développer la solidarité, à verbaliser sa démarche , à accepter l’échec, le cadre, à trouver sa place. Pour résumer, le jeu a une fonction cognitive : il permet à l’enfant de comprendre le monde qui l’entoure et de mieux saisir les rapports entre le différents éléments de son environnement (lire le Piaget), affectif : le jeu est l’espace intermédiaire où se négocie pour l’enfant l’acceptation de la réalité ( lire Winnicott ) et social : le jeu est un agent d’intégration sociale et culturelle (lire Caillois).

Valoriser les apprentissages est essentiel, donc ?

Les neurosciences nous apprennent que notre cerveau comprend beaucoup mieux les messages positifs que les messages négatifs. Au lieu de dire à un enfant « ne cours pas partout », il est préférable de lui dire « marche doucement ». De même, ne les enfermons pas dans des rôles, même s’ils sont positifs « tu es un intello ». Trop difficile ensuite de s’en libérer et de choisir une autre voie ! Les injonctions reçues dans l’enfance se transforment ensuite en pensées limitantes.
L’important est de toujours juger les actes et non l’enfant lui-même. Il a le droit de faire des erreurs. On lui dira « tu n’as pas réussi ton exercice mais tes erreurs vont t’aider à progresser » plutôt que « tu n’es pas attentif, tu ne vas pas y arriver ». Les parents et les éducateurs se focalisent d’avantage sur les comportements négatifs des enfants. Or, si on souhaite que l’enfant adopte des comportements positifs, il faut plutôt prêter attention aux comportements positifs. Il faut l’encourager et le complimenter.
Ce n’est pas pour cela que l’enfant a tous les pouvoirs. Poser des limites est structurant, il y a des règles de vie commune à respecter. La Communication Non Violente (CNV) permet de comprendre les motivations de l’enfant qui se moque, répond, teste, provoque. L’aspiration de l’enfant est d’éprouver ses capacités d’action tout en se confrontant à des limites. Le thérapeute (le parent, l’éducateur) peut dire à l’enfant que son comportement ne lui convient pas. « Je t’aime et j’ai envie de t’aider mais cette manière de faire de ta part ne me convient franchement pas. » Il peut exposer les conséquences des actes de l’enfant sans le punir « Quand tu fais ça avec moi, je me sens triste/ ça me fait mal au cœur/ je sens que quelque chose se ferme dans mon cœur. Du coup, je n’ai pas envie de jouer avec toi/ je n’éprouve plus de joie à te lire une histoire. »

A lire : Elever nos enfants avec bienveillance : L’approche de la communication non violente
de Marshall Rosenberg

Propos recueillis par Hadda Djeribi

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3 questions à Anick Rosas et Claire Marino : atelier mensuel réservé aux femmes

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Anick et Claire ont lancé un atelier mensuel pour les femmes qui favorise à la fois l’expression orale, créative et corporelle. Hadda a tenté d’en savoir plus.

En quoi consiste votre atelier de développement pour les femmes ?

C’est un groupe de parole, d’art-thérapie et de somato-thérapie. Nous favorisons à la fois l’expression orale, créative et corporelle. Pour cela, pas besoin d’être douée à l’oral, artiste ou danseuse ! Nous offrons aux participantes un espace de liberté, sans jugement, sans tabou. Lors du premier atelier, très vite, une confiance, une intimité s’installe entre nous. La parole se libère avec beaucoup de franchise et de simplicité. Problématiques liées au travail, au couple, aux enfants, à la sexualité, à la féminité. Difficultés passagères ou angoisses existentielles. « Cela fait du bien de ne plus se sentir seule avec ses ruminations » confie Solange. Très vite, une thématique commune se dégage, miracle de l’inconscient collectif, que les participantes, c’est le deuxième temps, vont traduire artistiquement par le biais du dessin, du collage, de la peinture, du masque, de l’écriture, du clown, du psychodrame…

Qu’apporte cette phase d’art-thérapie ?

En lâchant prise, la personne prend conscience de sa créativité, elle en est même surprise « on m’avait toujours dit que j’étais nulle en dessin et là, je suis assez contente de moi» avoue Sophie. De quoi booster la confiance en soi ! Les participantes projettent sur la matière leurs fantasmes, leurs besoins, leurs frustrations. Le fait même de créer permet de restaurer l’autonomie, le sens de la responsabilité (même lorsque la production semble naïve). C’est une façon de poser un acte. Essentiel pour une personne dans l’impossibilité de construire un projet. De la création artistique à la création de soi, il n’y a qu’un pas. L’art-thérapie autorise aussi à exprimer des émotions exacerbées, souvent refoulées : par exemple, fabriquer un masque qui représente la colère et la jouer devant les autres permet de l’accueillir et de s’en libérer. Nous invitons ensuite nos participantes à parler de leur « œuvre », à associer librement. Comme dit Jung, seule la personne a le pouvoir de se guérir. « Au-delà des critères esthétiques, j’ai renoué avec le plaisir de la matière » explique Chantal. Plaisir archaïque et réparateur. Enfin, l’atelier met l’accent sur le corps : relaxation, méditation, danse et surtout sophrologie. Ce corps est convoqué tout au long du travail : la posture de celle qui prend la parole, le geste dans le processus créatif, la façon de bouger et d’investir l’espace, les ressentis au fil des heures étant déjà étroitement somatiques.

Et le désir donne des ailes ?

Oui. Les « Elles du désir » est un clin d’œil au désir physique bien sûr mais pas seulement ! Désir de partager, de se ressourcer, d’avancer. Désir de s’accomplir dans sa vie, dans son couple, dans son job. Désir d’être entre- nous, de s’offrir une parenthèse pour soi. Confronter ses expériences, ses envies, ses objectifs, ses difficultés, ses névroses à ceux des autres participantes permet de comprendre ses propres mécanismes de défense, ses répétitions, ses pensées limitantes mais aussi d’aller à la rencontre de ses richesses intérieures. Le retour bienveillant des autres peut être très réconfortant et encourageant. Le groupe permet d’avancer, de valider ses intuitions, ses ressentis. Chaque témoignage fait écho à sa propre histoire, fait surgir des questionnements. Désir de faire les bons choix, d’être soi. Notre atelier est un laboratoire de vie : on retrouve les mêmes projections, transferts, identifications que dans la famille ou au travail. Les archétypes féminins, la sensualité, l’image de la mère et de la fille, la sororité sont évidemment interrogées. Ensemble, on avance avec notre cerveau, notre imagination, notre cœur, notre corps. Notre désir donc.

Propos recueillis par Hadda Djeribi

Renseignements et inscriptions au 06 63 90 53 79
Les Elles du désir, saison 2 L’atelier de développement personnel pour TOUTES les femmes Un dimanche par mois de 14h à 19h, à Paris, 5ème.

Vous vous trouvez jeune et belle ou vieille et « moche », maigre ou grosse, fantaisiste ou rigide, débordée par les « devoirs » familiaux ou célibataire à la recherche du Prince charmant, stressée par le boulot ou sans emploi, imaginative ou « nulle » ?

Offrez-vous une parenthèse de liberté et de créativité Première date : 23 octobre 2016 Vos objectifs. Vous confier sans être jugée/lâcher-prise/révéler vos talents/Explorer les multiples facettes de votre personnalité /Gérer vos émotions et le stress/ Renforcer votre confiance en vous/Comprendre vos mécanismes de défense, vos pensées limitantes et les dépasser/ Incarner sa féminité. Nos méthodes. Parce que le langage corporel, verbal et artistique sont étroitement liés, chaque atelier est composé : – d’un temps de parole, d’écoute et d’échange -d’ un temps d’art-thérapie : écriture, psychodrame, peinture… – d’un temps corporel : danse, méditation, mouvements, sophrologie…

Les intervenantes vous proposent un espace d’expression confidentiel et cadré et vous accompagnent dans l’apprentissage d’une communication bienveillante, dans le non-jugement.

Renseignements et entretien téléphonique avant inscription : 06 63 90 53 79
8 participantes maximum. De 18 à 88 ans.
60 EUROS l’atelier
La participation pour un trimestre n’est pas obligatoire mais conseillée
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3 questions à Nathalie Pons sur la méthode LaHoChi qu’elle pratique et enseigne

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Peux-tu nous expliquer cette pratique ?

Le LaHoChi est un système énergétique simple et puissant, apparu en 1991 en Californie. Il donne accès à une énergie canalisée de très haute qualité vibratoire. Comme dans le Reiki, il est transmis par des praticiens, initiés préalablement. Il apporte une harmonisation globale sur tous les plans de l’être. Il stimule l’ensemble du système énergétique en rééquilibrant en synergie chakras majeurs, chakras mineurs et méridiens.

Concrètement, comment cela se passe- t-il ?

Le LaHoChi consiste à distribuer l’énergie universelle de vie dans l’une de ses fréquences vibratoires les plus élevées par apposition des mains sur des zones spécifiques du corps. Les positions des mains sont très importantes car elles recréent des ondes de formes, permettant à l’énergie LaHoChi d’être acheminée et reçue de façon maximale. Les cinq positions de mains (tête, thymus, épaules, hanches, thorax) agissent ainsi sur tous les plans de l’être, de manière simple et optimisée. Pendant les séances, vous pourrez ressentir une agréable sensation de bien-être, forte et douce à la fois, harmonieuse, une chaleur enveloppante et relaxante, une invitation au lâcher prise.

Quels sont les bienfaits ?

Ils sont nombreux. L’énergie LaHoChi remet en mouvement ce qui stagne ou ce qui est bloqué en vous pour toutes sortes de raisons : maladie, accident, problèmes psychologiques personnels et/ou transgénérationnels (émotions ou croyances)… Tout ceci dans le respect de ce que vous êtes prêt à libérer de façon consciente ou inconsciente. Il stimule les capacités de régénération du corps, régénère l’ensemble du système énergique et élève le taux vibratoire. Il renforce le système immunitaire et participe à la libération des mémoires cellulaires. Il soulage douleurs mentales, physiques et émotionnelles. Enfin, il active le corps de lumière, donc favorise l’élévation spirituelle et le développement des capacités psychiques.

Nathalie Pons propose une journée de formation Lahochi en avril, en semaine. Si vous êtes intéressés, merci de bien vouloir la contacter :n.ergie.harmonie@gmail.com

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3 questions à Anick Rosas et Claude Leray : atelier mensuel réservé aux femmes

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flyer elles okAnick et Claude ont lancé un atelier mensuel pour les femmes qui favorise à la fois l’expression orale, créative et corporelle. Pierre-Antoine a tenté d’en savoir plus.


En quoi consiste votre atelier de développement pour les femmes ?

C’est un groupe de parole, d’art-thérapie et de somato-thérapie. Nous favorisons à la fois l’expression orale, créative et corporelle. Pour cela, pas besoin d’être douée à l’oral, artiste ou danseuse ! Nous offrons aux participantes un espace de liberté, sans jugement, sans tabou. Lors du premier atelier, très vite, une confiance, une intimité s’installe entre nous. La parole se libère avec beaucoup de franchise et de simplicité. Problématiques liées au travail, au couple, aux enfants, à la sexualité, à la féminité. Difficultés passagères ou angoisses existentielles. « Cela fait du bien de ne plus se sentir seule avec ses ruminations » confie Solange. Très vite, une thématique commune se dégage, miracle de l’inconscient collectif, que les participantes, c’est le deuxième temps, vont traduire artistiquement par le biais du dessin, du collage, de la peinture, du masque, de l’écriture, du clown, du psychodrame…

Qu’apporte cette phase d’art-thérapie ?

En lâchant prise, la personne prend conscience de sa créativité, elle en est même surprise « on m’avait toujours dit que j’étais nulle en dessin et là, je suis assez contente de moi» avoue Sophie. De quoi booster la confiance en soi ! Les participantes projettent sur la matière leurs fantasmes, leurs besoins, leurs frustrations. Le fait même de créer permet de restaurer l’autonomie, le sens de la responsabilité (même lorsque la production semble naïve). C’est une façon de poser un acte. Essentiel pour une personne dans l’impossibilité de construire un projet. De la création artistique à la création de soi, il n’y a qu’un pas. L’art-thérapie autorise aussi à exprimer des émotions exacerbées, souvent refoulées : par exemple, fabriquer un masque qui représente la colère et la jouer devant les autres permet de l’accueillir et de s’en libérer. Nous invitons ensuite nos participantes à parler de leur « œuvre », à associer librement. Comme dit Yung, seule la personne a le pouvoir de se guérir. « Au-delà des critères esthétiques, j’ai renoué avec le plaisir de la matière » explique Chantal. Plaisir archaïque et réparateur. Enfin, nous terminons l’atelier en mettant l’accent sur le corps (relaxation, méditation, danse…) même si celui-ci est convoqué tout au long du travail : la posture de celui qui prend la parole, le geste dans le processus créatif, la façon de bouger et d’investir l’espace, les ressentis au fil des heures étaient déjà étroitement somatiques.

Et le désir donne des aîles ?

Oui. Les « Elles du désir » est un clin d’œil au désir physique bien sûr mais pas seulement ! Désir de partager, de se ressourcer, d’avancer. Désir de s’accomplir dans sa vie, dans son couple, dans son job. Désir d’être entre- nous, de s’offrir une parenthèse pour soi. Confronter ses expériences, ses envies, ses objectifs, ses difficultés, ses névroses à ceux des autres participantes permet de comprendre ses propres mécanismes de défense, ses répétitions, ses pensées limitantes mais aussi d’aller à la rencontre de ses richesses intérieures. Le retour bienveillant des autres peut être très réconfortant et encourageant. Le groupe permet d’avancer, de valider ses intuitions, ses ressentis. Chaque témoignage fait écho à sa propre histoire, fait surgir des questionnements. Désir de faire les bons choix, d’être soi. Notre atelier est un laboratoire de vie : on retrouve les mêmes projections, transferts, identifications que dans la famille ou au travail. Les archétypes féminins, la sensualité, l’image de la mère et de la fille, la sororité sont évidemment interrogées. Ensemble, on avance avec notre cerveau, notre imagination, notre cœur, notre corps. Notre désir donc.

Propos recueillis par Pierre Antoine Catrysse

Renseignements au 06 63 90 53 79
Voir flyer ci-joint

 

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3 questions à Hadda Djeribi : vous rebrancher à votre lumière

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meComment fait-on pour être à la fois voyante, coach de vie et praticienne en Reiki ?

La voyance ou guidance comme je préfère en parler est venue en tout dernier dans mon parcours, j’ai commencé par le coaching de vie et le reiki.
Le coaching de vie met en mouvement, en action les personnes qui viennent me consulter. C’est vrai une énergie de fond chez moi, j’aime que les gens accomplissent leur plein potentiel.
Et comme mon don me permet de voir ce qu’ils sont en mesure d’accomplir, je les accompagne en ce sens mais dans le respect de ce qu’ils se sentent en mesure de réaliser ici et maintenant.
Le reiki va faire le lien au corps, pour mettre sur stop le vélo mental, les peurs, les « je peux pas », et tous les bons arguments que peut nous donner notre mental pour ne pas aller vers notre bonheur, et tout ce qui nous amène à sortir de notre zone de confort.
Le reiki met en place une dynamique nouvelle chez les personnes qui recoivent des soins. Elles se sentent portées, apaisées, délestées. Elles s’écoutent plus, elles écoutent plus la petite voix intérieure qui a envie de s’épanouir, de s’accomplir.

Une porte qu’on ouvre sur soi

Mes perceptions intuitives sont présentes chez moi depuis que je suis pré-ado, j’ai essentiellement mis ce don au service de proches et puis l’Univers m’a fait signe de sauter le pas et de l’inclure dans ma pratique professionnelle. Mon travail a pris ainsi une nouvelle dimension.
Pour moi, une guidance, une voyance, c’est une porte qu’on ouvre sur soi et ensuite, les outils comme le coaching et/ou le reiki permettent de concrétiser, de matérialiser les messages que j’ai reçues pour la personne qui est venue me voir.
Le plus souvent, mon accompagnement commence par une personne qui est venue me consulter pour être éclairée, guidée, et puis en fonction de la personne, nous partons vers un coaching, un suivi reiki, ou les deux et parfois ça s’arrête là, elles partent avec l’essentiel et décident de faire leur chemin seule, ou avec un autre accompagnant.

Quels sont les bienfaits du Reiki ?

Le Reiki est idéal pour commencer à s’écouter, ressentir les messages de son corps. Le reiki, c’est l’énergie universelle de guérison. Le corps est une machine qui s’équilibre naturellement et met en oeuvre une infinité de processus pour que nous nous renouvelions chaque jour.
Le Reiki repose sur le fait d’activer l’énergie de guérison que chacun de nous porte en soi. Je le ressens également comme un outil de guérison de son être tout autant qu’une guérison du corps.Lors d’une séance, je reçois également des messages sur ce que le corps a stocké, les blocages qu’il porte.
À partir de là, la personne retrouve son enthousiasme, son équilibre, c’est un complément idéal pour quelqu’un qui prend un traitement suite à un burn out.
Ensuite, il m’est arrivé de traiter des hernies ou des problèmes liés à la digestion, mais pour moi ce n’est pas une technique qui guérit à proprement parlé une pathologie mais c’est un bon moyen de dégager ce qui bloque et qui se matérialise dans le corps. J’adhère complétement avec le fait que le mal à dit ( maladie). Il faut savoir que le Reiki est désormais intégré dans des protocoles de soin dans des hôpitaux au Québec, et aux Etats Unis, dans des cas de cancer.

Comment se déroule une séance de coaching de vie ?

Le coaching démarre sur une envie identifiée, qui peut être très précise. Exemple « je veux revoir ma façon de présenter mes activités », « j’ai besoin d’être motivé dans les actions que je dois mener pour me faire connaitre », « j’ai envie de faire autre chose de ma vie », « j’ai des pistes », ou plus subtile « j’aimerais mieux vivre ma vie personnelle, mon interaction avec mes collègues au travail ».J’utilise alors tout autant mes compétences analytiques, ma créativité, que mon intuition. Je suis un très bon caméléon, j’adore faire preuve de stratégie et mon empathie me fait ressentir l’environnement dans lequel la personne évolue. Je suis un peu un couteau suisse. J’utilise le terme de coaching de vie pour recouvrir un grand nombre de situations. Leur point commun : le fait d’atteindre une autre étape de sa vie qu’elle soit professionnelle, émotionnelle, relationnelle. Le coaching de vie accompagne pour moi le changement, le fait de devenir créateur de sa vie. Rien de plus positif pour moi qu’un client qui prend des initiatives qui n’étaient pas au programme entre deux rendez-vous.
Pour moi, une durée minimum pour un coaching c’est six mois mais le plus souvent la durée est plus longue, il faut le temps pour créer ce changement, lui donner vie, l’intégrer. L’originalité de mon coaching, c’est la place de mon intuition dans ce coaching.
Le point commun avec le coaching qu’on peut retrouver ailleurs c’est le fait de fixer un objectif et de donner des actions à accomplir entre deux séances.
Je mets les gens en action, en mouvement et j’accompagne quand ça coince. Le passage à l’action met souvent en lumière des blessures, des peurs, des angoisses, qui sont prises en compte et qui sont appréhendées de manière dynamique. Il m’arrive quand je sens que la personne doit enclencher un travail plus psychologique de l’orienter vers un autre professionnel, pour libérer l’espace de la séance de coaching de vie pour le suivi de la mise en place dans la matière des envies, le passage à l’action.

Propos recueillis par Anick Rosas

Pour contacter Hadda Djeribi,
06.23.57.59.66
Vous rebrancher à votre lumière

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3 questions à Anick Rosas, psycho-praticienne: Surmonter l’Etat de Stress Post traumatique

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Au lendemain du 13 novembre, les mairies, les associations, l’assistance publique-Hôpitaux de Paris se sont mobilisés pour venir en aide aux  milliers de personnes blessées moralement.  Il a fallu en urgence panser les plaies, au propre comme au figuré, et prévenir les états de stress post-traumatique (ESPT). Hadda a posé trois questions à Anick Rosas, praticienne en psychothérapie.

Qu’est-ce que l’Etat de Stress Post traumatique ?

Les symptômes caractéristiques : peur intense,  sentiment d’horreur, d’impuissance. Le traumatisme peut être revécu à travers des cauchemars, des flash-backs, des pensées obsédantes et intrusives. Le patient peut présenter des comportements d’évitement (il évite le lieu du drame) ou, au contraire, est incapable de se remémorer la scène. Parfois, il est comme anesthésié émotionnellement, sans envie, sans désir. Il peut être hyperactif, hypervigilant, manifester des troubles du sommeil ou de la concentration, se sentir en permanence menacé. Ou bien, en « dissociation péritraumatique » : il raconte le drame comme s’il s’agissait d’une fiction. L’ESPT est diagnostiqué lorsque ces symptômes persistent au-delà d’un mois. Ils  débutent habituellement dans les trois premiers mois après le traumatisme ou même plusieurs années. Ainsi, dans quelques semaines, nous devons nous attendre à avoir une recrudescence d’ESPT. Dès les premiers signes, il faut agir. L’entourage se doit d’être vigilant.

Les thérapies appropriées ?

Tout d’abord, encourageons  la personne à exprimer ses émotions par la parole, la créativité, l’expression corporelle. L’écouter, lui expliquer clairement de quoi elle souffre et pourquoi  c’est tout à fait normal. Elle doit accepter de ne pas aller bien. Il existe aussi des outils dédiés. L’EMDR (« Eyes movement desensitization and reprocessing  ») ou technique des mouvements oculaires qui a  vraiment fait ses preuves malgré sa désopilante simplicité. Pour résumer, le patient doit revivre la scène et l’émotion qu’elle a suscitée en suivant les mouvements d’allers -retours très cadencés, précis et réguliers que le praticien effectue avec sa main, de gauche à droite, devant ses yeux. Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), ensuite. Une relaxation est préconisée en début de séance pour détendre le patient: technique de contraction-décontraction des muscles (relaxation de Jacobson) ou auto-induction par des techniques d’auto – hypnose (training autogène de Schultz). Le thérapeute  demande ensuite au patient de se représenter en imagination plusieurs étapes, le rapprochant progressivement de la situation traumatisante. Une fois toutes les étapes franchies et dédramatisées, il pourra entreprendre la désensibilisation in situ, en immersion.

D’ autres pathologies 

Les séquelles d’un traumatisme comme les attentats du 13 novembre peuvent également se traduire par des troubles anxieux, de la dépression, de l’addiction. Sans parler des témoins  du massacre qui vont devoir survivre alors que leurs repères s’écroulent. C’est le « syndrome de Lazare ». Evidemment,  le fait de se confier  à ses  proches est primordial. La famille et les amis doivent les  soutenir pour qu’il s’exprime sans culpabilité. Car la culpabilité est souvent énorme. Ceux qui n’ont pas été directement impactés ont aussi le « droit » d’être bouleversés. La situation inédite dépasse les stratégies de défense habituelles. Ils s’identifient parfois aux victimes ou revivent à  travers ce drame d’autres drames ou blessures de leur histoire  intime : deuils mal faits, sentiment d’abandon…Beaucoup souffrent en silence. Evidemment, évitons  de juger les réactions, si bizarres soient-elles, qui pourraient être prises pour des agressions. Enfin, ne pas  minimiser l’ampleur du drame ou  ses conséquences  avec des formules comme « Le temps va tout effacer » même si on l’espère. Reconcentrons-nous  dans la mesure du possible sur l’essentiel : l’amour en particulier.

 mePropos recueillis par Hadda
 

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