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Le prix à payer par Colette Le Vaillant

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A la base de chaque démarche spirituelle, de thérapie ou de cheminement personnel, nous entendons une revendication, une aspiration à changer, s’alléger, se libérer, voire se transformer. L’attente première est majoritairement d’aller mieux, de chasser la souffrance et parfois, le doux rêve de capturer le bonheur. L’espérance de guérir de l’ego – non pas chercher à l’anéantir, mais d’en être de plus en plus libre – apparaît rarement en premier lieu. Cela peut se comprendre dans une société si éloignée des traditions et des influences spirituelles. Par ailleurs, les niveaux psychologiques et spirituels se nourrissent mutuellement et l’ordre de l’Esprit, pour être accessible, requiert souvent une forme d’apprentissage et d’élagage des blessures de l’âme.

Je vais volontairement intégrer ici les différents niveaux de démarche, car il existe de véritables ponts pour passer de l’un à l’autre, comme de l’exotérique à l’ésotérique. Pour autant, la multiplication des techniques de développement personnel a vulgarisé certains termes, alimentant aujourd’hui la confusion.
Tout ce qui a de la valeur a un coût. Toute élection implique un renoncement. Derrière chaque « oui » il y a un ou plusieurs « non ». Sur quels critères opérer ce choix vers un désencombrement, une disponibilité au nouveau ?

Consacrer énergie, temps et argent – dont nous disposons en quantité limitée – à des choses que nous jugeons au fond, superficielles apparaît acceptable. Or, pour un changement prétendu essentiel, nous ne voulons pas en payer le coût. La méprise ne résulte-t-elle pas d’une question d’approche et de posture ? Il ne s’agit pas d’envisager ce changement, comme on le ferait du dernier téléphone portable ou d’un autre objet de consommation. Le leurre majeur est que nous abordons les questions de l’Être avec le même prisme que celui de l’avoir. Même si elle n’est pas perçue immédiatement – l’avoir pouvant être un moteur pour aborder la démarche – elle doit obligatoirement être convertie dans une démarche de l’Être pour pouvoir remplir ses promesses de paix intérieure.

Le changement sans se transformer ?

L’illusion de pourvoir accéder à un changement majeur, de façon gratuite et facile, demeure tenace, et ce pour plusieurs raisons. D’une part, elle contient en filigrane, la pensée : « cela m’est dû ». Or, en dépit des épreuves qu’elle nous offre de traverser, la vie ne nous doit rien. D’autre part, le prix dont il est question n’est pas un coût annexe, superflu, de l’ordre du pourboire, ni même d’un restaurant étoilé. Il concerne tout notre Être. De fait, il ne sollicite pas un seul poste de dépense, mais le trésorier lui-même. Il faut reconnaître que la plupart du temps, nous réclamons le changement, de surcroît et sans engagement, donc sans nous transformer ; en somme garder l’ancien en rajoutant un joli supplément. Si cela était possible, les mutations tant escomptées se seraient opérées depuis bien longtemps. A nouveau de quoi parle-t-on ? D’un simple emménagement, comme on le ferait d’un nouvel appartement ? Ou de transfiguration. Pourtant, cette dépense ne nous laissera jamais en dette. Elle ne sera pas plus importante que ce que nous possédons.

Force est de constater que, les moyens adéquats mis en œuvre pour ce changement ne sont que rarement mobilisés. Quelles en sont les raisons ? Nous sommes aujourd’hui assaillis par une multitude de produits de consommation, destinés à oublier nos compromissions, à compenser le malaise ressenti du fait de notre absence d’engagement dans la vie. Combien sommes-nous à savoir ce que nous voulons VRAIMENT et délibérément, c’est-à-dire quel qu’en soit le prix ? A défaut, la limitation dans des envies mineures et annexes, nous cantonne à l’antichambre de notre chemin de vie.

Que voulez-vous ?

Nous prétendons vouloir absolument certains changements, mais qu’en est-il véritablement? Il convient avant tout d’examiner la qualité et le niveau de cette aspiration. Comme le disait Yvan Amar, nous sommes bien souvent au niveau instinctif de l’envie ou au niveau émotionnel du désir, mais rarement sur le plan de la volonté ferme et consciente, de l’ordre de la décision et de l’impériosité. Un « j’aimerais » plutôt qu’un « je veux ». Cette détermination émane d’une injonction de l’esprit en quête de sens et exalte notre goût de l’effort. Pour autant, il s’agit aussi d’un apprentissage, d’une saveur qui demande à être nourrie et à grandir, associé à un travail d’ajustement et de peaufinage de notre intention. « What do you want ? » Que voulez-vous ? interrogeait le maître spirituel Swami Prajnanpad.

« Aller mieux » mais où ? Au-delà de l’homophonie, quelle est cette destination tant escomptée ? Si cette intention n’est pas interrogée, nous devenons le jouet des propositions pléthoriques plus ou moins nébuleuses, de développement personnel, entretenant l’équivoque. La gesticulation autour de la nouveauté des techniques, ou de leur effet de fascination, prenant le pas sur la nécessité de préciser le sens profond de la démarche.

Satisfaits ou remboursés ?

Cette tendance se retrouve aussi dans la sphère professionnelle. Les responsables du bonheur en entreprise sont en vogue, chargés d’inventer des produits de bien-être pour anesthésier la souffrance au travail, des lots de consolation pour panser les plaies à défaut de les penser.
Au grand buffet spirituel mondialisé, chacun se sert à volonté, entre mélange des voies traditionnelles et utilisation syncrétique de pratiques diverses. Mais que sommes-nous prêts à donner, à sacrifier, au sens sacré du terme ? Bon soit, mais avec quelles garanties ? En la matière, il n’y aura pas de « satisfaits ou remboursés », aucune garantie, aucun service après-vente pour rassurer nos peurs. Seule la réalité que nous pouvons percevoir au plus profond de nous, le ressenti vivant de notre nature profonde, peuvent servir de moteur et de boussole vers plus de détente, de joie profonde.

Établir la balance entre le prix à payer pour changer et le tribut que l’on paye pour nos enfermements, favorise souvent le déclenchement d’une prise de conscience. Lorsque le déséquilibre devient flagrant, que tout ce qui a la saveur de la Vie se retrouve en compte débiteur, de toute évidence, nous payons cher nos enfermements. Ces coûts relèvent plus d’une rançon que d’un règlement conscient et délibéré. Ils s’expriment sous la forme de petits arrangements avec soi-même jusqu’à la compromission, l’humiliation, la perte de dignité, d’intégrité, la perte de connexion profonde et intime en son for intérieur. Devenant sourd à soi-même, tel un pantin, nous donnons les ficelles à l’autre, à l’extérieur. Il ne reste alors qu’à quémander, attendre ou agir en victime.
Des modes de fonctionnements devront être abandonnés, alors même qu’ils nous furent salutaires pendant longtemps. Ce qui un jour nous a sauvé, nous emprisonne à présent. Mais la cristallisation de ces stratégies de survie rend difficile leur abandon. Il faudra lâcher, tel un vieil habit, les identifications, tout ce que l’on pense constituer notre « moi », alors qu’il s’agit de conditionnements, dans lesquels nous n’avons aucune liberté.
Nos chères souffrances vont résister au changement. De fait, il convient de ne pas négliger les bénéfices secondaires dégagés, qu’il s’agisse d’« avoir la paix » ou de se conformer à une image qui va recueillir approbation et louanges. Il est difficile de casser l’illusion d’une inclusion conforme, alors que nous pensons faire plaisir à tout le monde : à l’autre d’une part, dans ce qu’il exprime de son attente vis-à-vis de moi, dans ce que j’imagine qu’il attend (mes projections). A moi, d’autre part, en évitant le tiraillement et la tension qui accompagnent la peur de « tout » perdre.
Les prisons dorées sont difficiles à lâcher. Si nous voulons bouger, je nous souhaite des prisons peu confortables. Il faut reconnaître, comme le disait Arnaud Desjardins, que « nous cherchons moins une indépendance qu’une dépendance réussie ».

Bouger les lignes

Les oppositions vont se lever et exprimeront les peurs de ne plus être aimé, d’être exclu, rejeté. Elles viendront bousculer nos besoins fondamentaux d’appartenance, d’inclusion, de nous sentir aimés.
Mais alors, quel sera le fameux coût à payer ? Il peut être multiple, en fonction de notre histoire et de nos blessures : culpabilité, tiraillement intérieur, inconfort, friction, appréhension d’un regard extérieur réprobateur, peur des représailles, du jugement … La liberté ne s’acquiert pas sans mauvaise conscience. Par ailleurs, en faisant véritablement « bouger les lignes », des émotions très fortes peuvent se lever, des moments de crise (d’ego) demanderont à être traversés.

Prenons l’exemple concret d’une personne qui aurait peur du conflit, portant une blessure de rejet ou d’abandon, l’amenant à pratiquer « la relation à tout prix ». Posons la situation où quelque chose qui ne lui convient pas, lui serait demandée. Ne se sentant pas respectée par son interlocuteur, il conviendrait qu’elle affirme sa position, qu’elle pose son besoin et ses limites. Deux élans contradictoires se mettent à l’œuvre : l’un demande que le besoin soit écouté et les limites respectées. L’autre veut détendre au plus vite la tension générée par les éventuelles conséquences d’un acte d’affirmation. Il préfère éviter de se confronter aux peurs qui se réveilleraient en posant cette requête non-conforme au souhait de l’Autre. Habituellement, le second élan l’emporte. Elle va se plier à la doléance de l’autre et occulter son besoin. Il peut s’agir de choses plus ou moins anodines. Mais l’automaticité de la réaction et l’accumulation de ces compromissions n’est pas sans conséquences sur son intégrité et sa verticalité.

Accepter de ne pas soulager la tension

La peur n’appartient pas à cette nouvelle situation. C’est une ancienne émotion non métabolisée, associée à une blessure du passé, qui se projette sur une situation lui faisant écho aujourd’hui. De fait, il n’y a pas à résoudre immédiatement, par la défausse, le désaccord ou la discussion houleuse, par crainte de perdre le lien, d’affronter le conflit, ou de ne plus être aimé. Cette fois-ci, ce qui présidera à l’action ne sera pas la peur. Il faudra expérimenter une autre façon d’agir, malgré la présence de cette angoisse, pour constater que le lien n’est pas rompu et ne tient pas à cela. La résolution prématurée de la discussion aurait constitué une réaction et non une action libre et consciente.
Accepter de ne pas soulager la tension de façon mécanique permettra d’aborder, à terme, un autre type de détente. Celle-ci résultera de l’effort à agir différemment, consciemment, à partir d’un autre endroit intérieur, d’un autre niveau d’être, en dépit de cette tension qui restera présente un temps.
Le prix est aussi celui de la responsabilité. Il résulte d’une décision délibérée de sortir du confort et de la dépendance de l’enfant, pour accéder à la liberté durement gagnée de l’adulte. Ce choix, nous l’avons vu, n’est pas si aisé qu’il n’y paraît.

Colette LE VAILLANT

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quand le travail devient souffrance, par Pascal Anger

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People Working in a Conference and Photo Illustration

Fatigue, maux de tête, maux de ventre, douleurs articulaires, somatisation, stress, troubles du sommeil…autant de petits maux qui nous signalent que les limites sont atteintes. L’anxiété monte dès l’entrée au bureau, avec l’apparition de troubles du sommeil, l’augmentation de tranquillisants, d’alcool ou de drogue. Lorsque nous commençons à avoir peur d’aller travailler et que les ruminations deviennent obsédantes, il est urgent de se faire aider.
La souffrance au travail se manifestent de différentes façons, une démotivation, un changement de comportement, les personnes sont à fleur de peau, elles deviennent irritables…

Ceux qui craquent sont ceux qui se croient responsables de ce qui leur arrive. Il est important de rétablir la chronologie de la dégradation, ce qui permet de prendre du recul. On réalise alors que l’on n’est pas responsable, mais victime soit d’un harcèlement au travail, soit d’une organisation inhumaine.
Le travail représente un élément de la construction de soi, de l’accomplissement individuel.Il est des jours ou la vie professionnelle nous lasse, on a envie de claquer la porte et d’envoyer tout balader. Le mal être sur le lieu professionnel progresse, de plus en plus de personnes consultent autour de ce malaise.

Comment éviter d’en arriver là ?

Rien n’est plus frustrant que d’avoir l’impression de ne pas être à sa place, de ne pas occuper le poste que l’on mérite, ou de ne pas se sentir reconnu, le sentiment d’injustice du pourquoi lui ou elle reçoit une promotion laisse un gout amer. La productivité à tout prix et la précarité du travail nous demande d’accomplir les mêmes taches en moins de temps.
On peut travailler beaucoup si on se sent utile et reconnu, d’où l’importance d’une gratification salariale, mais aussi verbale autant de la part de la hiérarchie que de ses pairs. Malheureusement la hiérarchie nous pousse vers des objectifs que l’on ne peut atteindre. Certes certains y arrivent mais à quel prix ? Certains diront c’est le système…
On a de plus en plus tendance à effacer la frontière entre la sphère privée et professionnelle avec exigence d’une connexion constante via internet et le portable offert par la maison.
Cette porosité est nocive, rajoutons que nous sommes de plus en plus nombreux à emporter du travail à la maison sans pouvoir renoncer, nous pouvons même abandonner nos congés pour prouver que nous sommes motivés.
Les yeux rivés sur le rythme à tenir, nous en oublions les relations humaines. Résultat chacun se replie sur lui-même, usé et amer alors que nous avons besoin de solidarité et d’échanges pour faire face aux difficultés.
La convivialité est battue en brèche par la mise en place des évaluations individualisées, être toujours plus performant, toujours plus de pression, ce qui introduit une compétition entre salariés, un peu plus de division ce qui permet à la hiérarchie de mieux régner, sans compter les modifications incessantes de personnel.

La mobilité forcée, d’abord imposée par les restructurations, est devenue un dogme qui fait rage. Nous sommes dans une logique globale, liée à la société de consommation et culte de la performance.
Mais l’être humain n’est pas une machine. Lorsque les seuils de tolérance sont atteints il est important de dire NON, il faut refuser d’entrer dans ce jeu que ce soit par désir de gagner plus ou d’acquérir davantage de pouvoir. Pour pouvoir dire NON et dire STOP il faut se connaitre suffisamment. Pour se faire respecter, il faut se respecter soi-même et respecter l’autre. Ne pas hésiter à s’appuyer sur la loi, le cadre, les horaires, les temps de pause…
Respecter et faire respecter ses besoins personnels.
Parfois, la souffrance provient des relations difficiles, les humiliations, les critiques, les manipulations, et parfois même du harcèlement.
Il n’est pas facile d’y répondre prendre le temps de faire le tour de la question avant d’agir en parler avec le responsable des ressources humaines, avec un psychologue,son médecin de famille son conjoint ou une personne qui sera vous écouter vous comprendre et vous orienter.
Il est facile de perdre son assurance face à un supérieur, mais on peut travailler sur soi pour reconquérir le terrain perdu, reprendre confiance en soi. Il faut se rendre compte que le travail grignote du terrain, devient une emprise, essayer avec son thérapeute de chercher les raisons de nos peurs, se dépasser et oser s’affirmer avec ses qualités et ses défauts.

Oser combattre les remarques assassines, les petits harcèlements quotidiens, les brimades. Connaitre ses droits peut –être utile et ne pas hésiter à les faire valoir.Il est important d’écouter son corps et son âme, la moindre des perturbations au travail doit être parlée, analysée.
Nous avons besoin d’entretenir des passions, de prendre du temps pour soi, de consacrer du temps à nos familles et nos amis c’est ce qui enrichit notre existence et compense les difficultés professionnelles et nous aide à prendre du recul sur ce qui nous empoisonne les jours et les nuits.

PASCAL ANGER
Psychanalyste psychothérapeute
Formé en psychologie et en sciences de l’éducation
Médiateur familial DE
Assermenté auprès du tribunal de Paris

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Prenons l’année du bon pied

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Début 2009 oblige, vous faites le bilan de vos réussites et de vos échecs et vous décidez des objectifs à réaliser cette année ? Voici quelques pistes pragmatiques pour vous sentir libre et créatif. Car le principal n’est pas d’agir pour agir mais de créer une vie qui nous ressemble, en conscience, et de co-construire avec les autres un avenir plein de sens.

Soyez bienveillant avec vous-même

Faites taire la petite voix qui vous chuchote dans le creux de l’oreille le refrain de vos croyances limitantes. C’est bien connu, elles ne reflètent pas la réalité ! Et si vous vous racontiez une autre histoire ? Apprenez plutôt à vous remercier pour vos succès. Avant une échéance stressante, détendez votre corps, visualisez votre réussite et respirez, méditez…

Tenez votre journal de flow

Quand vous effectuez intensément une tâche que vous adorez faire, avec facilité, spontanéité, sans contraintes, une tâche qui vous rend unique, vous rencontrez le flow. Dans un journal, notez les moments de la journée qui vous procurent de l’énergie, du plaisir pour mieux vous connaître.

Faites chaque jour des petits pas

Ensuite, pour mettre en place de bonnes résolutions et les tenir, établissez des priorités et écrivez un plan d’action motivant. Halte à la procrastination ! Faites de petits pas tous les jours. Fixez-vous des objectifs SMART : Simples, Mesurables, Ambitieux, Réalisables et Temporels. Formaliser aide à s’engager. Nourrissez-vous aussi de l’expérience de personnes inspirantes.

Accepter l’échec et dire non

Comme les enfants, nous apprenons de nos erreurs. Work in progress. A quoi cela vous sert d’accepter des deadlines que vous ne pourrez pas tenir ? Une mission que vous ne maîtrisez pas ? Dire non, c’est faire respecter ses limites. Vous sentirez la colère s’atténuer et vous serez tellement satisfait de vous affirmer !

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A propos des Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC), Henri Pierre Bru

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événements rentrée 2018Je vous propose de lister les éléments à la base du TOC (partie immergée de l’iceberg) ? puis le mécanisme des TOC (partie visible de l’iceberg), et nous verrons les sept éléments clés dans la constitution des TOC , et enfin, comment en sortir.

C’est principalement à mes yeux un mécanisme « de défense par déplacement » bien connu en psychologie, fruit d’une injonction paradoxale, entre une violence familiale, qui ne peut s’exprimer en raison de la vulnérabilité ou la supposée vulnérabilité de l’auteur des violences, ou de l’environnement familial.

Ce déplacement permet de mettre loin de la conscience, le temps du TOC, ce qui ne peut s’exprimer, et qui est une violence intériorisée qui n’a pas pu s’exprimer.

Dit d’une autre manière, le TOC est le résultat d’un déplacement de violences subies et non énoncées à une époque, donc intériorisées, qui par la suite ont pu donner lieu à des TOC ; les TOC étant la solution pour le cerveau d’échapper à cette violence intériorisée qui n’a pas pu s’exprimer.

Genèse du TOC, ou partie cachée de l’iceberg

Voyons comment fonctionne le TOC, et cela illustrera ce mécanisme de déplacement: la violence dont il est question, est une situation qui s’est répétée à de nombreuses reprises, telle que par exemple un parent qui a des accès de violence sur un enfant, puis qui menace de se suicider devant l’enfant.
Ainsi le ressenti de violence ressenti par l’enfant, est double : d’abord au cours de la violence, puis au cours de la menace de suicide du parent dans cet exemple, lui ôtant ainsi toute envie d’exprimer sa colère. Il est à noter la difficulté ou l’impossibilité de l’enfant à exprimer ses ressentis envers ce parent ou ce proche, de peur de lui causer un mal incurable, ou de le perdre à tout jamais. Et de ce fait la personne atteinte de TOC est souvent dans une culpabilité en lien avec ce ressentie de violence, qui la met dans la responsabilité de cette relation blessée ou toxique, culpabilité de l’enfant qui va jusqu’à lui donner le ressentie d’être responsable de situations conflictuelles, dès lors que la charge émotionnelle n’a pas été exprimée.

L’expression de la violence relationnelle intériorisée n’est jamais chose évidente ou facile pour une personne atteinte d’un TOC car ces personnes font toujours « bonne figure », cette position de « bonne figure » étant le point de rencontre où l’enfant permet à sa mère ou à la personne agressante de ne pas sombrer. Ce point est central dans le processus du TOC : l’enfant devient le sauveur psychique de sa mère dans cet exemple, ou du proche dont il est question, et se trouve dans une alliance indéfectible qui lui fait fuir l’expression de sa colère, ici à l’égard de sa mère, car dans l’esprit de l’enfant, celle-ci pourrait alors mourir, et ainsi la colère de l’enfant ne peut s’exprimer.

Nous voyons donc que la violence ressentie par l’enfant ne peut être exprimée, car la vulnérabilité de l’auteur(e) de la violence était telle aux yeux de l’enfant qu’il ne pouvait pas exprimer sa colère.
Et cette posture imprimée dans le passé a pour effet d’enfouir la violence ressentie dans l’enfance au fond de sa psyché et cette violence ressortira plus tard sous forme de TOC.

Et cela nous donne l’explication de ces retours fréquents sur les lieux de survenance des TOC par ces personnes : elles veulent vérifier si elles n’ont pas blessé quelqu’un au cours de l’apparition du TOC, c’est bien la culpabilité de l’enfant ici, qui ressort, et demande cette vérification sur les lieux d’apparition des TOC. Ainsi ce patient qui demandait à sa femme de retourner avec lui dans un jardin public où il avait eu un TOC, afin de se rassurer qu’il n’avait pas fait de mal à une personne croisée dans ce jardin.

Et cela nous amène à partie visible de l’iceberg du TOC

Plus tard, soit à l’adolescence ou bien plus tard une fois adulte, la personne va voir des TOC surgir dans des situations où elle se sent réellement ou symboliquement en lien avec les autres, et a du mal à prendre sa place dans la relation. Exemple : au volant d’une voiture à un stop, une femme est sujet à un premier TOC : elle regarde dix fois à droite et à gauche alors qu’aux premiers coups d’oeil elle a repéré que le passage était libre. Ainsi il se met en place une sur vigilance, afin d’anticiper une violence possible dans la rencontre. Jusqu’à ne plus pouvoir conduire seule, paniquée et ayant trop peur d’occasionner un accident. Ainsi elle pourra même refaire plusieurs fois le même trajet avec un ami à son bord pour s’assurer qu’elle n’a commis aucun accident. (Ici à ne pas confondre avec des phobies qui se manifestent sans répétition de gestes répétés, et qui ont une cause différente).

Ce qui déclenche le TOC, c’est d’un côté, juste avant le TOC, une rencontre momentanée, ou un lien de proximité assez fugace ou potentiellement violent (un chien par exemple), et de l’autre, la correspondance symbolique dans l’esprit de la personne avec la sidération, lors de la manifestation de la violence de l’époque, ici le passage des voitures « chacun son tour » au stop faisait référence dans la psyché de cette femme à un passage où les conducteurs auraient pu ne pas se comprendre, et auraient pu se rencontrer dans un accident, en résonance avec les situations de sidération où ses demis frères et soeurs l’agressaient soudainement, et sans que sa mère ne la défende.

Un autre exemple montre bien le mécanisme du TOC : des parents se disputaient régulièrement violemment avec des hurlements dans une cuisine, et les enfants assis sur le canapé du salon à regarder la TV entendaient tout, mais ne bougeaient pas, terrorisés par ces hurlements, donc témoins de cette violence, non dirigée contre eux, mais fortement anxiogène.

Des TOC vont apparaitre dans la vie de l’ainée des deux enfants, qui tenait à protéger sa petite soeur de la mauvaise ambiance, mais qui n’en pipait pas mot à ses parents, non plus qu’à sa mère, car cette enfant avait une relation très proche avec sa mère, une alliance très forte, notamment car étant la première de la fratrie. Ainsi cette sidération ressentie par elle, lors des hurlements des parents, est ressortie sous forme de TOC à la fin de son adolescence.

Nous voyons donc que nous sommes en présence de sept éléments clés dans la constitution des TOC :

1) Tout d’abord on peut observer une atmosphère générale favorable et chaleureuse pour l’enfant ou la personne, avant les épisodes de violences (car sinon nous serions dans des cas de maltraitance faisant appel à d’autres mécanismes de défense).

2) Le lien d’intimité avec la personne, auteure des violences verbales ou psychique doit être très fort : un parent, des frères et soeurs, une personne très proche de l’enfant ou de la personne, et cette situation est doublée d’une fidélité très forte avec cette personne, avec cette personne, ou l’entourage familial, qui empêche l’enfant ou la personne d’exprimer son ressentie de peur de rompre le lien avec cette personne ou l’entourage familial.
De plus, la personne auteur de la violence, peut paraitre assez vulnérable aux yeux de l’enfant, pour que celui-ci n’exprime pas sa colère

3) ce lien d’intimité est ensuite baigné dans une alliance indéfectible, comme deux acrobates qui se tiennent en équilibre au-dessus d’un précipice : si le lien se distant, les liens familiaux risquent de se distendre, ou bien si l’un flanche l’autre aussi, donc l’enfant ne pipe mot de son désarroi ou si peu.

4) Cette atmosphère favorable ou de paix, va, de manière répétée, basculer dans de la violence et ainsi alterner paix/violence; or cette alternance s’effectue de manière soudaine et sans qu’aucun indice d’anticipation de cette violence ne puisse prévenir. Cette alternance de moments paisibles et de violence va se produire alors qu’il y a une grande complicité pendant les moments de paix, et ainsi la sidération va être d’autant plus importante, et cueillir « à froid » la personne sujette aux TOC, alors que rien ne la prédisposait à anticiper cette violence. Et plus cette sidération va être importante plus les TOC seront importants et nombreux plus tard.

5) Ces violences peuvent n’avoir été que verbales et ne pas être dirigées contre l’enfant ou la personne directement.

6) L’impossibilité pour l’enfant d’exprimer ses ressentis étouffants et culpabilisants en raison de la fragilité, réelle ou supposée de l’auteur de ces violences, ou de la fragilité, réelle ou supposée du milieu familial, ou de l’un de ses membres, et que la personne sujette aux TOC désire protéger, et ceci au point de refouler cette violence qui va réapparaitre plus tard sous forme de TOC.

7) La culpabilité de l’enfant puis de la personne une fois devenue adulte, en lien avec ce ressenti de violence, puis s’imprime sur elle lors des TOC, où elle croit ensuite avoir pu blesser quelqu’un au cours du TOC. 8) Ainsi nous sommes en présence d’une violence intériorisée et non exprimée de part une alliance familiale ou une situation de solidarité assez forte pour que l’expression du malaise ne puisse s’opérer, jusqu’à la culpabilité qui envahit la personne et qui ressort sous forme de TOC. Les familles issues de l’immigration par exemple, peuvent être un milieu fertile parfois , à ce mécanisme, quand on est accueillie dans le pays d’immigration, on ne parle pas de ses émotions ou de ses ressentis, le parent immigré peut alors parfois faire régner une ambiance un peu terroriste, et ravaler ses émotions, qui peuvent explosent sous forme de colères contre son entourage, ce qui peut créer ensuite le mécanisme du TOC chez certains des membres de la famille.

8) Ainsi nous sommes en présence d’une violence intériorisée et non exprimée de part une alliance familiale ou une situation de solidarité assez forte pour que l’expression du malaise ne puisse s’opérer, jusqu’à la culpabilité qui envahit la personne et qui ressort sous forme de TOC. Les familles issues de l’immigration par exemple, peuvent être un milieu fertile parfois , à ce mécanisme, quand on est accueillie dans le pays d’immigration, on ne parle pas de ses émotions ou de ses ressentis, le parent immigré peut alors parfois faire régner une ambiance un peu terroriste, et ravaler ses émotions, qui peuvent explosent sous forme de colères contre son entourage, ce qui peut créer ensuite le mécanisme du TOC chez certains des membres de la famille.

9) et ensuite le TOC proprement dit : déplacement de cette charge émotionnelle non exprimée sur une activité « neutre » pour le cerveau : répéter des opérations mentales ou physiques qui détache la personne de son ressentie de violence intériorisée, le temps du TOC. Au moins, le temps du TOC, cette violence n’est pas ressentie au niveau superficiel de la conscience. Or toute situation de proximité subie peuvent faire apparaitre un TOC.

Maintenant quel est le chemin pour sortir du TOC ?

Il faut aller explorer ces situations profondément enfouies dans le passé de la personne, et qui sont autant de vécus d’impuissance, de solitude, de ressentie de violence qui n’ont pu être exprimés, et enfouis sous une alliance « indéfectible ». Donc pas chose facile. Rappelons que l’alliance familiale pour un enfant s’impose naturellement à lui à priori, et particulièrement s’il a joué un rôle de para foudre émotionnel pour son parent à un moment donné de par cette proximité.

D’une manière générale, une fois que les TOC ont surgi, toute situation qui met la personne en résonance de proximité avec les autres (par exemple un croisement avec des passants dans la rue) peut la faire basculer dans un ressentie de proximité subie ou imposée avec les autres et à ce moment-là faire émerger un TOC, par résonance avec la sidération ou le sentiment de ne pouvoir bouger de par l’alliance indéfectible ou de se défendre à l’époque des situations de violence.

Tout l’art de l’accompagnement est d’être vigilant sur ces situations ressenties comme injustes, et qu’il est d’autant plus difficile de mettre à jour que la culpabilité de l’enfant, à l’époque, fait écran à la remémoration des évènements traumatisants.
Un patient résume bien le chemin de guérison : « Prendre sa place n’est nullement devenir à son tour agresseur envers ce parents/proche qui a commis inconsciemment ces violences mais de rééquilibrer la relation, prendre sa place en cheminant avec les étapes du deuil, (déni, marchandage, colère tristesse, acceptation) et être en paix. »

il n’y a pas grand intérêt à mon sens à classer les TOC par catégorie, exemple, la survenue des TOC à l’occasion du lavage des dents, ou la fermeture d’une porte, dans le métro, en voiture, etc , qui ne sont que des déplacements en résonnance avec l’imagination et les associations de chacun, c’est plutôt cette violence refoulée qu’il faut plutôt mettre à jour.

Comment guérir du TOC ?

En mettant à jour la violence ressentie et enfouie, et en l’exprimant et en se dégageant de ce phénomène de sidération. Une fois ces ressentis de violence mis à jour, c’est un travail de désensibilisation émotionnelle qui peut être réalisé par exemple par la DMOKA (Déprogrammation par les Mouvements oculaires, Kinesthésiques et auditifs), technique canadienne, proche de l’EMDR, qui permet la désensibilisation de l’image de violence intériorisée, malheureusement sans garantie de temps, car la culpabilité enkystée dans la TOC est très importante, et fait écran à un travail classique de désenbilisation d’un ressentie traumatique.

Il s’agit de remettre la situation dans sa perspective émotionnelle et ressentir le trop-plein émotionnel de l’époque. Et c’est ce basculement qu’il est subtil d’accompagner : entre l’alliance bénéfique en soi à priori avec l’entourage de l’époque, et qui s’impose naturellement chez l’enfant, et le ressentie d’être transie, sidéré, et de ne pouvoir s’exprimer au nom de l’alliance, il y a une petite plage de conscience bien ténue tant que le conflit est verrouillé par la culpabilité et l’alliance, car derrière la clé du verrou, est l’alliance avec le milieu familial ou la vulnérabilité de l’auteur des violences, vulnérabilité en miroir grossissant chez l’enfant, car le désespoir que l’enfant cherche à éviter, c’est le désespoir de l’auteur des violences ou du milieu familial. Et quand les situations violentes se sont produites avant 7/8 ans, les ressentis archaïques sont d’autant plus difficiles à libérer que l’alliance fait opposition à cette expression, car encore une fois il y a eu tout le désespoir à potentiellement rompre cette alliance, autant dire le chemin peut être long dans le traitement du TOC.

Si des TOC peuvent surgir ou être ravivés au décès d’un proche, le mécanisme est facile à comprendre : le lien de proximité avec le défunt était commun à la personne atteinte des TOC et l’auteur des violences, il s’opère alors un rapprochement et une intimité symbolique réitérée entre l’auteur des violences et la personne sujet aux TOC, et par résonance la peur de la sidération ou de la violence est ravivée symboliquement, les TOC apparaissent.
On pourrait résumer le mécanisme du TOC par une alliance indéfectible afin de parer à l’expression émotionnelle refoulée, afin de ne pas blesser le persécuteur, ou le milieu familial, la personne atteinte des TOC se comporte à son corps défendant comme le sauveur de son persécuteur ou de son milieu familial.

Soulignons enfin que les ressentis de colère, de peur, de désespoir de l’enfant, peuvent varier d’un enfant à l’autre, dans le même environnement, des enfants ne seront pas sensibles aux mêmes situations, le subjectif est maitre en ce domaine comme dans toutes les relations humaines. Malgré tout, une atmosphère, des indices concordants, ont des chances de répéter les mêmes effets, bien que ressentis différemment selon les individus…

Henri Pierre Bru

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Vous avez dit “Hypnose Humaniste” ? Marion Soeur Warin

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L’hypnose, celle de Messmer ? Ou celle d’Erickson ? Ni l’une ni l’autre ! J’ai choisi celle de Lockert ! Découvrez une forme d’hypnose encore trop peu connue et pourtant si puissante !

Hypnose ? Comme celle qu’on voit à la télé ?

L’hypnose intrigue et questionne de plus en plus. Ceci en grande partie grâce ou à cause de l’hypnose de spectacle (techniques d’ “hypnose classique”). Celle-ci ouvre un univers d’amusement et de distraction, parfois à la limite du ridicule.
Bien différente, l’Hypnose Ericksonienne fait partie des thérapies brèves qui permet de transformer des mécanismes inconscients pour apporter du confort et rétablir un certain équilibre, en venant “guérir ce qui est cassé”. C’est la forme d’hypnose thérapeutique la plus connue aujourd’hui et la plus pratiquée.

Et alors l’Hypnose Humaniste, c’est quoi ?
J’ai découvert l’hypnose sous les conseils d’une amie, à l’époque je n’y connaissais rien. Durant les séances, je vivais des moments très intenses. C’était un espace où je pouvais exprimer mes émotions et les vivre pleinement, m’apporter de la douceur, voyager dans mes strates inconscientes, jouer, transformer, mieux me connaître et comprendre ces sentiments qui m’habitaient.
Deux ans plus tard, en souhaitant vouloir me former, j’ai découvert plusieurs types d’hypnose. J’ai finalement choisi l’Hypnose Humaniste, créée par Olivier Lockert en 2000, pour les raisons suivantes :

1. Pas de sensation de “partir”, d’être “séparé-e”, de “s’endormir”
L’Hypnose Humaniste, contrairement aux autres, est une hypnose dite “associante” (contraire de “dissociante”). Ainsi, durant la séance la personne voyage dans son inconscient, en vivant réellement toutes les émotions et sensations dans son corps, et non pas “à l’extérieur” ou “séparée” en visualisant un double.
En Hypnose Humaniste, la personne atteint un état de conscience augmentée, de type “pleine conscience”. Ceci permet à la personne de prendre conscience de ce qui se déroule et de ce qui bloque, pour pouvoir changer concrètement dans son quotidien.

2. Libre arbitre, autonomie et non-manipulation
L’hypnothérapeute humaniste est formé pour accompagner la personne à se transformer, tel un guide de haute montagne, il conseille et oriente la personne mais ne peut marcher à sa place. Contrairement aux autres types d’hypnose, aucune suggestion à l’insu de la personne, que des propositions.
Vous êtes l’acteur et l’actrice de votre processus de changement, et de votre cheminement personnel.
Vous avez le choix d’agir de la façon qui est la plus juste pour vous, d’interagir avec les éléments de votre voyage, de les modifier, les supprimer ou les garder. La décision vous appartient. Ainsi, vous parlez, vous bougez, les séances se déroulent assis, allongé, debout, en marchant, les yeux ouverts ou fermés.
C’est pourquoi l’Hypnose Humaniste vise à rendre autonomes les personnes accompagnées, et surtout libres et conscientes du chemin qu’elles sont en train de parcourir à leur façon.

3. Mariage de l’hypnose et de la psychothérapie du Dr Carl G. Jung
L’Hypnose Humaniste résulte de l’association de la psychanalyse jungienne et de l’hypnose thérapeutique. L‘Hypnose Humaniste est basée sur la symbolique, langage de l’Inconscient.
Ainsi, cette approche thérapeutique ne fait pas revivre des événements ou scènes traumatiques du passé. L’Inconscient va symboliser par des formes, couleurs, sensations, objets, personnages fictifs, etc.
Grâce aux apports du Dr Carl G. Jung, les archétypes (enfant, féminin, masculin intérieurs, etc.) sont des éléments qui permettent d’évoluer vers vos objectifs thérapeutiques.

Aussi, l’analyse des rêves de manière symbolique est une source incroyable d’informations. Ce sont des messages à forte valeur ajoutée envoyés par votre Inconscient pour vous montrer vers quoi cheminer, sur quoi travailler.

Ainsi, l‘Hypnose Humaniste intègre et favorise le développement personnel et spirituel (existentiel).
Bref, des séances d’hypnose qui responsabilisent la personne en la faisant agir en conscience et librement, axées sur les solutions.
Aussi bien un outil de coaching dans les entreprises ou pour des objectifs de performance et professionnels, que thérapeutique pour aller transformer en profondeur les schémas qui vous empêchent de vivre comme vous le souhaitez !
En espérant avoir éveillé votre curiosité et ouvert le champ des possibles.

Marion Soeur Warin

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La rentrée scolaire et nos enfants ou les petits changements qui feront toute la différence ? Par Martine Annabelle

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Les vacances sont finies, la rentrée scolaire a eu lieu et l’organisation de la maisonnée prend un autre rythme… Le Feng Shui ne s’adresse pas qu’aux adultes mais permet aussi aux enfants une bonne insertion dans la vie scolaire, familiale et affective.

Parfois, on peut voir le comportement de nos chérubins se modifier, sans qu’on se l’explique et sans raison particulière.L’analyse Feng Shui permet de mettre en exergue les causes.

Orientation et situation de la chambre de l’enfant par rapport à l’ensemble de la maison

Selon l’orientation de la chambre, celle-ci sera plus ou moins lumineuse, chaleureuse et apportera une énergie différente.
A titre d’exemple :
– une chambre au Nord sera plus froide mais favorisera la stabilité et la concentration.
– une chambre à l’Est incite à l’éveil des sens et est plus dynamisante (lever du soleil)
– une chambre au Sud incite à l’extraversion , à l’excitation mais à une grande confiance en soi….

Quelle chambre occupe l’enfant ? Quel secteur de la maison est-ce ?

L’enfant trouve t il sa place dans cette chambre ? Nous avons tous une place dans la vie qui est représentée par notre place au sein de la maisonnée.

En fonction du sexe et du rang de l’enfant, une place lui fait référence dans la maison, mais en fonction de la chambre et de son placement dans l’appartement qu’il occupe cela révèle comment l’enfant se positionne au sein de la famille et quelle est la place qui lui est attribuée (bien sur cela est inconscient) .
Ainsi une chambre se retrouvant dans le secteur Amour ou prospérité n’aura pas le même impact dans l’évolution de la personnalité de l’enfant d’autant plus qu’il faut aussi prendre en compte son profil énergétique.

Agencement de la chambre.

Son lit est il bien orienté ? Comment est la décoration de sa chambre ? Quel est l’environnement extérieur ? Que voit-il par la fenêtre ?
Les conseils donnés lors de mon précédent article sur l’aménagement de la chambre sont de mises pour la chambre de notre (nos) enfant(s). J’y ajouterai une mention spéciale concernant son bureau :
– Placez le bureau et la chaise de telle sorte que la porte de la chambre soit visible.
– Placez la chaise contre un mur.
Un nouvel agencement du mobilier avec des espaces distincts de jeux, d’étude et de sommeil sont indispensables (si ! cela est possible même dans une chambre minuscule ).

Votre enfant est-il introverti ou ne tient pas en place ?

Le choix des couleurs et matériaux permettront de créer un équilibre énergétique en fonction du placement,t de la chambre mais aussi du caractère de votre enfant.
Et là encore, il est inutile de dépenser de l’argent et de l’énergie à faire des travaux de peinture, s vous ne le souhaitez pas, pensez à accessoiriser en plaçant des oreillers, des objets aux bonnes couleurs, des cadres…
Évitez les représentations d’animaux sauvages, les plantes aux feuilles acérées.
Favorisez un équilibre entre le Yin et le yang (cliquer sur le lien)

Si votre enfant est trop dynamique il se sentira naturellement bien dans une chambre très lumineuse comportant des couleurs vives et chaudes (orange, rouge, jaune…), il choisira des posters faisant référence aux jeux , sports… il est donc judicieux d’y apporter une note reposante (pour lui et pour vous !) avec des tons plus clairs et pastels, des tapis moelleux des formes souples des voilages plutôt que des stores. A l’inverse un enfant trop introverti devra être stimulé.

Favoriser les énergies et (r)établir l’énergie de la chambre de l’enfant, c’est mettre toutes les chances de son côté et lui permettre d’être bien dans sa peau, en phase à la maison comme à l’école.

Bonne rentrée !

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On ne change pas ! Par Colette Le Vaillant

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Change-t-on et chemine-t-on pour changer ? Je ne le pense pas.

Il arrive de réaliser s’être éloigné de soi-même, du fait de diverses influences extérieures, des injonctions plus ou moins muettes à se conformer à l’environnement, des peurs du rejet, du désamour et autre besoin d’appartenance.

Nous ne sommes plus aux manettes, nous nous sommes laissés dérouter de nous-même. Ce pantomime peut prendre la forme d’un beau personnage reluisant et sympathique. Pour autant, nos émotions et notre for intérieur reconnaissent le flagrant délit de pastiche.

Triste constat que l’oubli et l’agonie de soi. Mais comment discriminer ce qui est de l’ordre du doux rêve de l’enfant, de l’élan de vie en jachère, qui hurle ou pleure à l’intérieur, faute de trouver chemin de réalisation ? Voici un critère sous forme de question : Est-ce que je me sens réellement vivant et joyeux ? Je ne parle pas d’une effervescence de surface ou d’une exaltation, mais d’un ressenti de joie profonde, de Vie qui s’exprime, au niveau de la profondeur.

Toute démarche d’évolution ne vise pas à changer, mais à devenir soi-même, révéler ce qui était déjà là depuis le départ. Changer pour devenir le même ! La chenille porte en elle son devenir de papillon. Une épigénie de soi, comme en minéralogie, ce lent processus de mutation d’une roche, au sein d’une structure inchangée. Tantôt épigénie, tantôt l’inverse, tel le vieillissement d’un corps hébergeant la même personne, au travers de ses différentes facettes qui se dévoilent, s’expriment et s’effacent, laissant place à un nouvel aspect.

Pas de changement de nature dans le fond, mais une transformation du regard, donc d’accueil et de façon de vivre les évènements qui surgissent.

Au-delà du « Deviens ce que tu es » de Pindare à Nietzche, il s’agit de marcher vers soi-même puis, vers plus que soi-même. En effet, si le Tout est plus que la somme des parties, cela signifie, comme le disait Yvan Amar, que la partie, constituée par chaque individu, représente bien plus que la partie. Elle porte également la potentialité, la promesse du Tout, un germe de l’intelligence de l’ensemble. De fait, en accomplissant pleinement notre propre trajectoire, nous sommes invités à rejoindre ce Tout.

Plusieurs étapes se profilent : D’abord, prendre conscience et faire grandir ce ressenti d’appartenance au Tout, au sein duquel chacun a un rôle spécifique à jouer. Puis, laisser la Vie jouer sa partition à travers notre propre tessiture. Enfin se laisser intégrer, fondre dans cette intelligence d’ensemble, bien plus vaste que le simple assemblage de nos parties. Ceci est loin de constituer une démarche passive ! Elle exige de reconnaître, discerner, s’autoriser et rayonner de sa propre lumière, par et pour le Soleil commun.

Par ailleurs, cette incorporation au Tout est la seule capable de répondre à notre ressenti de manque, de séparation, d’incomplétude, à notre besoin d’appartenance, de nous sentir relié, inclus et aimé.

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Une reprise en douceur par Anick Rosas

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Difficile d’échapper au stress de la rentrée. Comment prolonger un peu la sérénité retrouvée durant les vacances et positiver le retour à la (relative) routine. Nos praticiens en sophrologie, hypnose, médecine traditionnelle chinoise, feng shui et coaching vous livrent les clés d’une rentrée réussie.

Faire durer le plaisir

Il y a encore du soleil en rab. Pourquoi ne pas poursuivre les apéros ou les pique-niques ? Courir à la piscine la plus proche et nager comme si vous étiez encore sur votre ile grecque ? (il suffit de faire abstraction du décor et de vous reconnecter à vos sensations maritimes). Vous autorisez une sieste le week-end ? Vous avez découvert le yoga et la méditation cet été ? Commencez votre journée par quelques asanas et respirez en pleine conscience. Cela change le regard que nous portons sur le quotidien. Vous pouvez aussi d’ores et déjà planifier des échappées belles, en famille ou entre amis.

Prendre de bonnes résolutions (et les tenir).

Cet été, vous vous sentiez libre, créatif et passionné ? Continuez sur votre lancée ! Allez au boulot à pieds, « mettez-vous au sport », inscrivez-vous à un cours de chant, suivez une formation professionnelle pour monter en compétences et casser la routine, acceptez une mission de bénévolat…et mettez du sens dans votre vie. Pourquoi ne pas décorer votre appartement et même faire appel à un expert en feng-shui ? Courir au théâtre, au cinéma, retrouver ses voisins, bref, reprendre ses marques sans se laisser « bouffer » par les contraintes du quotidien.

Retrouvez une hygiène de vie

Pour recharger vos batteries dans la journée, avant une échéance stressante, évacuez les tensions, videz-vous la tête, détendez votre corps et respirez ! Vous pouvez pratiquer par exemple la cohérence cardiaque. Après les petits écarts de l’été, adoptez une alimentation équilibrée, bio de préférence. Bannissez les sucreries squi favorisent les coups de pompe. Avant un rendez-vous important, prenez un fruit et quelques amandes. Pensez à vous hydrater toute la journée. Méditez aussi avant le repas !

Efforcez-vous de retrouver des rythmes de sommeil réguliers. Une tisane de camomille, de valériane ou de tilleul favorisera l’endormissement. Les insomnies ne doivent pas être prises à la légère : le manque de sommeil a des répercussions sur le plan immunitaire, cellulaire, métabolique, cérébral (mémorisation, concentration, vigilance…), psychologique (humeur, états d’âme…).

Apporter de la légèreté dans le travail

Pour reprendre la maîtrise de votre job, rangez votre bureau, vos dossiers et classez vos mails. Hiérarchisez vos priorités : faites une to do précise des tâches qui vous attendent, des « corvées » administratives et assumez – les step by step. Apprenez à dire non, à refuser un dossier et préserver l’équilibre vie professionnelle/vie privée. Dans la mesure du possible, arrêtez de râler, de jouer la victime, de ruminer vos frustrations. Mettez un peu de légèreté dans ce monde de brutes, pratiquez la dérision et essayez de sourire…

Faire le bilan

Le blues de la rentrée demeure au-delà d’une semaine ? Vous allez au boulot la boule au ventre ? Il est peut-être temps pour vous de vous reconnecter à vos aspirations profondes ! Qu’est-ce qui coïnce ? Le manque d’initiatives, de reconnaissance ? Dans un premier temps, il est important de faire le point : voulez-vous évoluer à la verticale, c’est à-dire monter dans la hiérarchie, assumer plus de responsabilités ? Interrogez-vous sur vos forces, votre employabilité, vos faiblesses, vos leviers de motivation.

Passez du bilan à l’action en listant vos objectifs et les étapes pour les atteindre. Et pratiquez la visualisation positive : plus l’image est précise, plus le cerveau trouvera facilement le chemin pour y parvenir. Reprendre sa trajectoire en main, c’est devenir acteur de votre vie et faire des choix qui vous ressemblent.

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Se connaître et se révéler dans nos blessures par Colette Le Vaillant

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La blessure, une coupure ontologique

Sans la chercher et loin d’un discours doloriste, la blessure offre l’occasion de se rencontrer véritablement. La vie est plus intelligente que nous. Elle nous sert ce dont nous avons besoin, pour nous dépasser et nous réaliser, les épreuves, comme les outils.

Parfois, dans nos vies bien rangées, le confort de l’ordonnancement dispense du questionnement. Il peut s’avérer plus périlleux que l’inconfort de la confusion, qui accule à chercher une voie de salut. Le déséquilibre pousse à poursuivre la quête de sens. Par ailleurs, accepter, à des périodes de sa vie, certaines forces associées au chaos, c’est permettre au doute d’installer le tumulte avant de repenser un nouvel ordre. Nous ne pouvons construire dans le chaos. Pour autant, il ne représente souvent qu’un désordre apparent, pour lequel le sens caché ne s’est pas encore révélé.

Au cœur de l’ombre siège la lumière. Au cœur de la multitude se niche l’unité. Ainsi, même dans les périodes de tempête, nous pouvons retrouver le centre. « La chance du tourbillon c’est son œil, le vide immobile au centre du typhon, signe de la permanence au cœur des formes qui viennent, passent et disparaissent. » K.G. Durckheim

Les blessures qui nous habitent sont souvent génériques (abandon, rejet, trahison, injustice, humiliation) et peuvent se décliner au gré de nos vécus (honte, absence de reconnaissance…).

La peur de plonger au cœur de nos blessures est bien plus importante que l’expérience réelle de cette rencontre. Alors, si nous sautions dans les flammes là où elles sont le plus hautes ! A un certain niveau, il sera question de ne plus se débattre, d’abdiquer. Cette reddition est un préalable à l’émergence du nouveau.

L’expérience consciente de ces traversées ne protège pas des dangers futurs, mais nous aguerrit pour les vivre à nouveau. Ainsi, en côtoyant notre ombre et notre blessure, nous devenons vulnérablement invincibles, intelligemment sensibles.

« Quiconque rend intelligente son âme fait de sa blessure une nappe pour la table du chemin » (Attâr « le langage des oiseaux »)

La douleur se révèle ici, opportunité pour sortir peu à peu de l’hiver de l’âme, la sclérose de l’Etre, pour cheminer vers un printemps intérieur.

Qui suis-je ?

Lorsqu’à la question « qui suis-je ? », nous pourrons répondre par un élément permanent et immuable, quelque soit le bonheur ou le malheur extérieur que nous sommes en train de vivre, nous pourrons parler d’unification.

La question de l’identité réelle et stable se pose avec une grande acuité. Notre véritable identité est bien différente de nos multiples identifications. Lorsque l’Homme extérieur chute, c’est une occasion pour l’Homme véritable (comme disait Guénon), dont on a pris conscience, de se relever. Pour autant, il est encore très vacillant et demande à grandir, à se densifier.

Nous nous pensons maître de nous-mêmes, alors que nous pouvons seulement commencer à devenir des élèves, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui s’élèvent, qui montent vers leurs racines.

S’expatrier de son cadre de pensée, multiplier les axes d’optique ! Dans la rencontre de notre propre altérité, s’ouvre un chemin d’amour et de réconciliation permettant la fusion des dualités. Il n’est pas question de table rase, mais de transformation.

Du dégoût au goût

La plaie va parfois vers son couteau, pour chercher à cautériser. « Je suis la plaie et le couteau et la victime et le bourreau » Baudelaire.

Nous retrouvons ce mouvement dans la relation, particulièrement dans la rencontre amoureuse, qui par l’accès à l’intime, réactive les plaies de l’enfance. Dans le cadre du couple, l’adulte qui se pense stable, se trouve assailli par la douleur intacte de ses premières années, réactivée de façon inconsciente par son partenaire. A l’endroit même de la blessure, l’enfant en soi retombe dans la dépendance affective, face à son compagnon (gne). Il va aller quémander de l’amour chez l’autre, à l’endroit-même où il ne pourra pas en recevoir.

Cette déclinaison du syndrome de Stockholm amoureux prend des proportions plus aigües si le sujet a été victime d’abus. Il pourra alors retrouver un abuseur ou un pervers, comme téléguidé par sa blessure. Cela se retrouve particulièrement chez les femmes. Ainsi, on peut parfois aimer quelqu’un, comme une plaie aime son couteau. Le travail ici consiste en une reprogrammation du verbe aimer ; dé-paramétrer ce goût, cette saveur défaillante, pour réencoder ce qui nourrit et fait grandir. Reconnaissant cette saveur, l’abusé y retourne et doit retraverser le dé-goût, parfois jusqu’à la nausée, comme un antidote pour retrouver une autre saveur. Cette dernière s’associe, au départ, davantage à un savoir qu’à une expérience.

Le sens de la quête : Intégrité, verticalité et joie

Désormais, la direction à chercher est celle de notre Orient intérieur et l’Orient de l’âme comme disait le poète allemand Novalis. Il s’agit de cheminer en utilisant de moins en moins de béquilles externes, en passant progressivement des points d’appui extérieurs à soi, aux points d’appui intérieurs.

Lorsque nous chutons, les yeux vers la voute céleste étoilée, nous indique l’orientation à prendre, celle de l’élévation. Nous sommes appelés à maîtriser notre minotaure (Ego), à parvenir au centre du labyrinthe en nous élevant comme Dédale. Ce combat est vain si nous nous maintenons dans l’horizontale, en tuant le Minotaure comme l’a fait Thésée, ou en voulant nous élever trop vite, tel Icare qui a voulu s’approcher trop près du soleil.

Dans la verticalité, ce nouvel horizon du cherchant, il s’agit d’unir en soi le ciel et la terre. La verticalité a libéré la parole chez l’Homme. Le redressement (en Hébreu) signifie se réveiller, devenir conscient de soi-même.

C’est bien à l’endroit où l’on bute, où l’on se blesse, que le travail le plus important se réalise, pour la stabilité générale. Comme dans le bouddhisme tantrique, où les 5 poisons (5 défauts majeurs) vont être transformés en 5 sagesses. Ainsi, l’important n’est pas de ne jamais tomber, mais d’apprendre à se relever, c’est-à-dire à se relier à la transcendance. Plus précisément, pouvoir se relever avec la souplesse du roseau plutôt qu’avec la rigidité du chêne, qui peut se briser ou blesser les autres.

Le pèlerin marche sans cesse vers lui-même, vers « plus moi que moi-même et tout autre que moi-même. » (Jean Yves Leloup) Dans cette aventure de réconciliation, pèlerinages intérieur et extérieur se rejoignent.

Le prix à payer, vers une épigénie

Le chemin, quoique libérateur, s’avère exigeant. Nous aimerions tant améliorer l’ancien et rajouter du meilleur. Alors qu’il s’agit bien d’accepter l’effondrement du vieux monde, de renoncer à la place, plus ou moins chèrement gagnée, qu’on y occupe. Rechercher la paix plus que la sécurité, la joie plus que le bonheur conforme, implique également le ressenti d’une forme de solitude humaine, mais qui ne s’apparente pas à la déréliction.

Naître à soi-même, dans une seconde naissance, celle de l’Être profond qui est appelé à se réaliser, exige des pertes et un prix à payer. Aussi, cette démarche s’engage en prenant conscience du déséquilibre de la balance, entre le coût à payer pour une libération et le tribut que l’on paye, du fait de nos limitations et prisons intérieures. Quel est ce prix à payer ? Il peut être de l’ordre de la mauvaise conscience, ou de la perte d’une réputation de « gentil » par exemple.

Sommes-nous prêts à lâcher les chemins balisés et rassurants ? Les repères qui nous ont structurés dès le plus jeune âge ? Sommes-nous d’accord d’affronter les yeux grands ouverts, la noirceur de la nuit inquiétante, l’aridité du désert, la solitude intense, liée à l’incommunicabilité d’une expérience profonde ? Si oui, s’ouvre alors une voie de dépouillement, de frottement, d’usinage, de décollement des scories. Cheminer de mue en mue, de déséquilibre en recherche d’un nouvel équilibre ; ressusciter à soi-même dans la métamorphose. Cela s’apparente à une épigénie, terme utilisé en minéralogie et qui illustre si justement ce cheminement. Elle désigne un processus de changement de nature dans une apparence extérieure inchangée.

« Avancer, c’est quitter. Le héros du mythe ne cherche pas à se guérir, il se veut libre du passé, de ses peurs et de ses douleurs. Et sans nul doute, pour chacun, le plus difficile est de renoncer à ses chères souffrances et aux injures subies. On préfère ressasser, se faire plaindre ou encore pardonner. » Jacqueline Kelen

Le devoir de réussir

Avancer en « wanderer », engagé dans le lien sans être attaché, cueilleur sans attentes. Nul besoin de rompre les amarres, si nous devenons libres des amarres.

Dans une bienveillance sans complaisance, la libération doit passer par des mises en actes conscients et bien concrets, dans nos vies quotidiennes, nos relations, notre travail. Ce déblaiement laisse émerger et s’épanouir le nouveau. Quelle joie ensuite, de s’accompagner dans le déploiement, le plein essor de sa force de vie et d’accomplissement !

Une fois révélé notre véritable chemin de réalisation, nous passons de la subsistance à l’existence. Une nouvelle position se manifeste, elle nous parle de notre dignité et de notre intégrité. Il est aussi question d’honorer et de célébrer la vie, en utilisant pleinement ce qui nous est offert. Nous avons donc le devoir de nous fructifier, lorsque l’on a reconnu ce que l’on portait en soi de réaliser. La vie ne nous doit rien, mais elle nous invite, comme pour lui rendre hommage, à réussir, à nous réaliser pleinement et joyeusement, sans culpabilité ni demi-mesure.

Colette Le Vaillant Voir son site, ici

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5 minutes par jour pour méditer et être vraiment là 

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Le livre de Laurence Simenot “5 minutes par jour pour méditer et être vraiment là » vient de sortir en librairie et sur le net..

5 minutes d’attention dans votre quotidien peuvent suffire pour vous apaiser, vous recentrer, développer la présence consciente et vous sentir plus vivant, développer votre créativité.

Découvrez comment méditer de façon active grâce à :

  • 100 exercices méditatifs de 5 minutes à faire tout au long de la journée (prendre une douche en sentant l’eau sur sa peau, regarder toutes les couleurs autour de soi, sentir l’air sur son visage…).

  • 34 visualisations créatrices qui vous aideront à calmer votre mental et booster vos ressources.

  • 8 visions poétiques pour se rappeler un essentiel bon pour le coeur et le moral.

Cette méditation consiste en une prise de conscience, au moment présent, de nos pensées, sentiments, sensations corporelles et de notre environnement. Nous les acceptons, sans jugement. Notre pensée se focalise sur ce que nous ressentons à l’instant présent plutôt que de ressasser le passé ou d’imaginer l’avenir.

Méditer juste 5 minutes permet de se recentrer et peut-être de pratiquer plus facilement.

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